Le bisphénol A se dissimule dans une multitude d’objets que nous manipulons quotidiennement, souvent sans même nous en douter. Cette substance chimique, reconnue comme perturbateur endocrinien depuis 2017, infiltre nos cuisines, nos bureaux et même nos sacs à main. Malgré l’interdiction française de 2015 concernant les contenants alimentaires, cette molécule persiste dans de nombreux produits du quotidien.
Des études récentes révèlent que l’exposition au bisphénol A dépasse les seuils de sécurité établis par l’Autorité Européenne de Sécurité des aliments. Les femmes enceintes, les enfants et les professionnels manipulant certains objets demeurent particulièrement vulnérables à cette contamination silencieuse.
Les cachettes alimentaires du bisphénol A
Les revêtements intérieurs des boîtes de conserve constituent la principale source d’exposition alimentaire au bisphénol A, représentant près de 50% des apports quotidiens. Ces films protecteurs, composés de résines époxy, permettent aux aliments de conserver leur fraîcheur mais libèrent des particules de BPA au contact des denrées.

Les marques comme Nestlé et Danone ont progressivement adapté leurs emballages, mais certains produits conservent encore des traces de cette substance. Les bonbonnes d’eau en polycarbonate, bien que moins répandues depuis l’essor des bouteilles en PET, demeurent une source d’exposition notable.
- Boîtes de conserve de légumes, fruits et plats préparés
- Canettes de sodas et boissons énergisantes
- Anciens contenants en polycarbonate pour eau
- Couvercles métalliques de bocaux en verre
- Capsules de bouteilles de certaines marques d’eau comme Evian et Vittel
Déchiffrer les codes de recyclage
L’identification des objets contenant du bisphénol A passe par la lecture des symboles de recyclage triangulaires. Les chiffres 3 et 7, correspondant respectivement au PVC et au polycarbonate, signalent la présence potentielle de BPA. Cette astuce permet d’éviter les récipients les plus problématiques lors des achats.
Cependant, l’absence de marquage systématique sur les conserves complique cette identification. Seuls les emballages en verre et en carton garantissent une absence totale de bisphénol A dans leur composition.
Les objets du quotidien insoupçonnés
Au-delà de l’alimentaire, le bisphénol A se niche dans une soixantaine de secteurs industriels. Les tickets de caisse thermiques figurent parmi les sources d’exposition les plus préoccupantes, particulièrement pour les professionnels de la vente. Malgré les restrictions, une étude révélait en 2020 que la moitié des tickets français contenaient encore cette substance.
Les objets électroniques domestiques recèlent également du BPA dans leurs composants plastiques. Tupperware a progressivement éliminé cette substance de ses produits récents, mais les anciens modèles peuvent encore en contenir. Les marques comme IKEA proposent désormais des alternatives « BPA free » dans leurs gammes de contenants alimentaires.
- CD, DVD et supports de stockage
- Appareils électroménagers (bouilloires, cafetières)
- Ordinateurs portables et téléphones
- Dispositifs médicaux et dentaires
- Articles de papeterie de marques comme Bic et Maped
Les alternatives modernes et leurs limites
L’industrie a développé des substituts au bisphénol A, notamment le bisphénol S, mais ces alternatives soulèvent de nouvelles interrogations sanitaires. Certaines études suggèrent que le BPS persisterait plus longtemps dans l’organisme et présenterait une toxicité supérieure au BPA original.
Les gourdes Contigo et les contenants Curver affichent désormais la mention « sans BPA » sur leurs emballages. Cette évolution répond aux préoccupations croissantes des consommateurs, mais ne garantit pas l’innocuité totale des produits de substitution.
Réduire son exposition au bisphénol A
La limitation de l’exposition au bisphénol A repose sur des gestes simples mais efficaces. Le remplacement des contenants plastiques par des récipients en verre pour la conservation et le réchauffage des aliments constitue la mesure la plus radicale. Cette approche élimine totalement les risques de migration du BPA vers les denrées.
L’évitement du réchauffage au micro-ondes dans les emballages d’origine réduit significativement l’exposition. La chaleur accélère en effet la libération des particules de bisphénol A, multipliant les risques de contamination alimentaire.
- Privilégier les récipients en verre pour le stockage
- Éviter le réchauffage au micro-ondes dans les emballages plastiques
- Limiter la consommation de conserves industrielles
- Choisir des produits étiquetés « sans BPA »
- Manipuler les tickets de caisse avec précaution
Questions fréquentes sur le bisphénol A
Le bisphénol A est-il présent dans toutes les bouteilles en plastique ?
Non, les bouteilles d’eau en PET ne contiennent pas de bisphénol A dans leur composition. L’Anses a confirmé l’absence de BPA dans 50 marques d’eaux embouteillées analysées.
Comment reconnaître un objet contenant du bisphénol A ?
Vérifiez le code de recyclage : les chiffres 3 et 7 dans le triangle indiquent une présence potentielle de BPA. Recherchez également la mention « BPA free » sur les emballages récents.
Les femmes enceintes doivent-elles éviter complètement le bisphénol A ?
L’exposition doit être minimisée autant que possible pendant la grossesse. Privilégiez les contenants en verre, évitez les conserves et limitez le contact avec les tickets thermiques.
Les substituts au bisphénol A sont-ils sans danger ?
Les alternatives comme le bisphénol S présentent encore des incertitudes scientifiques. Certaines études suggèrent qu’elles pourraient être plus persistantes dans l’organisme que le BPA original.
Depuis quand le bisphénol A est-il interdit en France ?
Depuis le 1er janvier 2015, le BPA est interdit dans tous les contenants alimentaires en France. Cette restriction concerne les ustensiles, bouteilles, bocaux et leur système de fermeture.

Je parle de style, de beauté et de santé comme on parle à une amie.
J’écris pour celles qui veulent se sentir bien dans leur corps, dans leur peau, dans leurs fringues.
Pas de diktats, juste des idées qui font du bien et des envies à oser.
Mon credo ? S’aimer, s’exprimer, se révéler.

